Le ministère de l’Agriculture lance un appel national depuis l’UL pour renforcer le système de sécurité alimentaire
À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité alimentaire 2026, dont le thème cette année était « De l’évaluation des enjeux à l’élaboration de solutions : vers une alimentation sûre partout », le ministère de l’Agriculture, sous le patronage et en présence du ministre de l’Agriculture, Dr Nizar Hani, et en collaboration avec l’Université Libanaise, qui a accueilli l’événement à l’École Doctorale des Sciences et Technologies, a organisé une grande réunion nationale rassemblant des représentants des ministères, des agences gouvernementales, des organisations internationales, des universités, du secteur privé, ainsi que des experts, des chercheurs et des étudiants, dans le but de renforcer la coordination nationale dans le domaine de la sécurité alimentaire et de mettre en place des mécanismes d’action conjointe entre les différentes parties prenantes.
Parmi les participants à la séance d’ouverture figuraient le ministre de la Santé publique, Dr Rakan Nasserldine, le Recteur Bassam Badran ; la doyenne de la Faculté d’Agronomie, Dr Nadine Nassif ; la représentante de la FAO au Liban, Mme Nora Ourabah Haddad ; le directeur général du ministère de l’Agriculture, l’ingénieur Louis Lahoud ; et le président du conseil d’administration de l’Autorité libanaise de sécurité alimentaire, Dr Elie Awad, ainsi qu’un certain nombre de responsables, d’experts et d’universitaires.
Dr Elie Awad a souligné que le succès de l’Autorité est lié au renforcement de la coopération et de la coordination entre les différentes parties prenantes des secteurs public et privé, garantissant ainsi la protection des consommateurs et renforçant la confiance dans le système alimentaire national.
L’ingénieur Louis Lahoud a noté que le thème de cette année reflète la nécessité urgente de passer de l’évaluation de l’ampleur du problème à l’élaboration de solutions pratiques et durables, et a insisté sur le fait que la sécurité alimentaire est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous les partenaires.
Le Recteur Badran a affirmé que l’université mettait ses capacités scientifiques et de recherche au service des enjeux nationaux, au premier rang desquels figure la sécurité alimentaire, soulignant que les portes de l’université resteraient ouvertes à toute collaboration contribuant à l’avancement des connaissances scientifiques et à leur application dans la mise en place d’un système national de sécurité alimentaire moderne et efficace.
Le Recteur Badran a noté que les facultés et instituts de l’université — en particulier la Faculté d’Agronomie — ont œuvré à l’élaboration de programmes éducatifs et à la recherche appliquée dans les domaines du contrôle alimentaire, de la gestion des risques et de l’élaboration de normes sanitaires.
Mme Noura Ourabah Haddad a souligné que la sécurité alimentaire est un pilier fondamental de la santé publique, de la sécurité alimentaire et du développement économique, en précisant que la plupart des risques liés à l’alimentation peuvent être évités en s’appuyant sur la science et des données précises, ainsi qu’en renforçant la coopération entre les différentes parties prenantes.
Le ministre Nasserldine a mis en avant l’importance de la coordination et de l’intégration entre les ministères et institutions concernés, soulignant que la sécurité alimentaire est une priorité nationale compte tenu de son impact direct sur la santé publique.
Le ministre Hani a conclu la séance en soulignant que la célébration de la Journée mondiale de la sécurité alimentaire n’est pas simplement un événement de sensibilisation, mais plutôt une étape nationale majeure pour renouveler l’engagement en faveur de la mise en place d’un système intégré garantissant le droit des citoyens à une alimentation sûre et saine, et renforçant la confiance des consommateurs dans les produits libanais ainsi que leur capacité à être compétitifs sur les marchés locaux et mondiaux.
À l’issue de la réunion, les participants ont formulé une série de recommandations clés, notamment :
1. Mettre en place un cadre national complet pour la sécurité alimentaire, fondé sur la coopération, une coordination efficace et la définition des rôles et des responsabilités des différentes parties prenantes tout au long de la chaîne alimentaire.
2. Insister sur la mise en œuvre intégrale de la loi n° 35/2015 relative à la sécurité alimentaire, et soutenir l’Autorité libanaise de sécurité alimentaire dans la finalisation de ses règlements internes, de ses mécanismes opérationnels et de la constitution de son personnel.
3. Élaborer une politique nationale unifiée de sécurité alimentaire qui adopte une approche fondée sur les risques, inclut la surveillance et la traçabilité des produits, garantisse une réponse rapide aux urgences alimentaires, facilite le partage d’informations, normalise les procédures réglementaires et renforce les laboratoires ainsi que le renforcement des capacités.
4. Élaborer un plan national de communication sur les risques alimentaires, comprenant des mécanismes clairs d’échange d’informations et de coordination entre les ministères et les agences concernées afin d’améliorer la transparence et la confiance des consommateurs.
5. Renforcer la participation du Liban à l’élaboration des normes internationales, dynamiser le Comité national du Code alimentaire et aider l’industrie alimentaire nationale à se conformer aux normes mondiales en dynamisant le Conseil libanais d’accréditation (COLIBAC), en encourageant l’adoption de pratiques de production reconnues au niveau international et en élargissant les possibilités d’accès des produits libanais aux marchés étrangers.
6. Renforcer les partenariats entre les secteurs public et privé, les universités, les centres de recherche et les associations professionnelles, et instaurer le concept de responsabilité partagée dans le domaine de la sécurité alimentaire.
















