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Elle est la seule université publique des
24 établissements de l'enseignement
supérieur au Liban. Elle regroupe à
présent 17 facultés et instituts, et
couvre un champ de spécialisations,
lequel est le plus vaste dans le pays.
- 1. Historique
-
Elle a été fondée par l'Etat libanais en 1953,
par voie d'extension de son premier noyau,
l'Ecole Normale Supérieure. Cette dernière avait été
créée en 1951, et rebaptisée "Faculté de
Pédagogie" en 1967. Les facultés des Lettres, des Sciences,
de Droit et des Sciences
Politiques et Administratives ont été fondées en 1959,
l'Institut des Sciences Sociales en
1961, l'Institut des Beaux-Arts, et la Faculté d'Information et de
Documentation, en 1966,
l'Institut des Sciences Appliquées et Economiques en 1968, les
facultés de Génie, et
d'Argonomie, en 1974, la Faculté de Santé Publique, en 1981,
les facultés de Médecine,
d'Odontologie et de Pharmacie, en 1983, la Faculté de Tourisme, et
l'institut Universitaire de
Technologie en 1997.
Elle est la seule institution universitaire au Liban qui s'occupe de
l'enseignement supérieur public. Elle est la plus grande
université, ayant créé des sections
dans toutes les régions libanaises. Celles-ci fournissent
la population estudiantine qui
appartient donc à des milieux sociaux différents,
ainsi qu'à toutes les communautés du pays.
L'Université Libanaise est une personne morale indépendante
et jouit d'une autonomie
administrative, académique et financière.
- 2. Administration et Régionalisation
-
L'Université Libanaise est administrée par un conseil
composé des doyens, d'un représentant
du corps enseignant par faculté ou institut, de deux
personnalités scientifiques, de quatre
représentants des étudiants, et du secrétaire
général de l'université. Appelé "Conseil de
l'Université", il est présidé par un Recteur,
désigné en conseil des ministres, pour un mandat
de cinq ans.
Fin 1976, quand le cloisonnement régional causé
par la guerre, entravait la
circulation en sécurité entre les régions,
l'Université Libanaise a été répondre aux appels de
proximité, et créer pour ses facultés et instituts,
des sections dans les régions. Elles sont
aujourd'hui au nombre de 43.
Chaque section a son directeur, son conseil, son corps
enseignant, et son personnel administratif. Faut-il rappeler qu'il
s'agit ici de davantage de
déconcentration que de décentralisation; car les
décisions académiques, financières et
administratives-du moins, les plus importantes-relèvent
des compétences du Conseil de
l'Université.
De même, à travers le conseil de la faculté
ou de l'institut, le doyen assure la
liaison et la coordination entre les sections régionales,
et veille à l'unité de son
établissement.
- 3. Spécialisations et Diplômes
-
Les spécialisations assurées par l'Université
Libanaise, sont au nombre de 51, dont 17 dans
les sciences humaines et sociales (lettres, droit, économiques),
9 dans les sciences
exactes et de la nature, 5 en génie, 4 dans les arts plastiques,
et 2 dans les sciences
agronomiques.
Quant au nombre de diplômes (licences, maîtrise, DES, DEA, Doctorat…)
délivré par cette université, il s'élève
à 123. L'enseignement est dispensé suivant les
sections, soit en arabe, soit en français, soit en anglais, et parfois
dans deux ou les trois
langues.
L'Université Libanaise répond ainsi, aux différentes
sollicitations de nature
linguistique, exprimées par la population libanaise,
mais aussi arabe du Proche-Orient.
- 4. Population estudiantine
-
Son effectif s'est élevé à l'Université Libanaise,
de 33.320 étudiants en 1992/1993, à 68.510
en 2000/2001, soit une progression moyenne de 9,4% par an.
Ils représentent aujourd'hui
environ 62% de l'effectif global des étudiants au Liban.
Par ailleurs, il convient de signaler que
le nombre des étudiants non libanais inscrits à
l'Université Libanaise, augmente
constamment depuis 1992/1993. Il a atteint 6165 étudiants
en 2000/2001, dont 85,7% en
provenance des pays arabes. Ainsi, le Liban reprend, semble-t-il,
le rôle qui était le sien
avant 1975, dans la formation du capital humain arabe.
- 5. Corps enseignant
-
Le recrutement des enseignants à l'Université Libanaise,
est réservé depuis 1980/1981, aux
seuls titulaires de doctorat. Ce corps comprend aujourd'hui 3621
enseignants, dont 30,4% à
titre de titulaires, 22,6 de contractuels à temps plein,
et 47% de vacataires. S'y ajoutent 266
formateurs praticiens et moniteurs, et 47 chefs d'atelier.
- 6. Recherche
-
La recherche à l'Université Libanaise dispose d'une
infrastructure constituée essentiellement
de:
- 43 bibliothèques appartenant aux sections des régions
et de Beyrouth, dotées d'environ
523.000 ouvrages et de 234 périodiques.
- 17 laboratoires de chimie, biochimie, bactériologie,
physiologie, géologie, physique,
mécanique...
- 3 centres de recherches en informatique juridique,
pédagogie, et sciences sociales.
Quant aux recherches effectuées par le corps
enseignant de l'Université Libanaise, elles
varient de 400 à 500 par an. Elles couvrent
les différents champs des sciences humaines,
des mathématiques, de la physique, chimie, biologie,
des sciences économiques, sociales,
juridiques, politiques, de la génie, des beaux-arts,
et des sciences médicales et
paramédicales. Parallèlement, l'Université
dispose d'un service d'édition-les "Publications de
l'Université Libanaise"-qui retient les études qui
lui sont proposées, suivant des critères
scientifiques assez rigoureux.
- 7. Coopération universitaire
-
L'Université Libanaise a signé jusqu'ici 42
conventions avec des universités libanaises,
arabes et étrangères. Elles portent essentillement
sur l'échange des enseignants, le
partenariat dans le domaine de la recherche, la validation des
diplômes, et la mobilité
interuniversitaires des étudiants.
Il convient en fin de noter que l'Université Libanaise
est aujourd'hui en période de
restructuration . Celle-ci vise à assurer à
la jeunesse libanaise, la formation universitaire dans
les meilleures normes internationales de la qualification.
Car c'est de la qualité de cette
formation que dépendra en grande partie la place
qu'occuperait le Liban au 21e siècle.
L'Université Libanaise a pour mission l'enseignement,
la recherche et la diffusion de la
culture. Elle s'efforce de procurer à chaque étudiant
une formation de base qui lui donne par
la suite des possibilités de choix et d'insertion dans la
vie professionelle. Elle fonde sa
méthode de travail sur la liberté de la conscience
qui conduit à l'indépendance du jugement
et au rejet de l'argument d'autorité.
Elle joue ainsi un rôle majeur dans le développement de
l'ensemble de la société libanaise.
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